L'âne
On est partie de tellement rien
On est arrivée tellement loin ...
Des victoires, des séparations, des retrouvailles, des blessures, des maladies, des drames.
Rien ne nous aura donc épargné...
Pleins galops nous traversons le cimetière où tout nos rêves sont enterrés ...
Un à un ils ont creusé leurs tombes et l'heure venue s'y sont glissés. Portant le deuil, nous buvons à nos rêves, nous buvons à nos rêves impossibles, trinquons. Je suis saoul, j'ai trop bu, je n'en peux plus. On me gave comme une oie, les fantômes m'écrasent, me hantent un à un.
Le croque mort est mon bras gauche, je le connais comme les doigts de ma main. Il me regarde impuissant ceuillir des fleurs à pleines mains, sachant que je ne ferais jamais le deuil de mes rêves.
Que reste il à rêver
quand tout s'est envolé ?
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