Le temps d'un instant
Quant au dit jour, il n'était que des plus banales. L'été commençait à peine à s'estomper, laissant place à une demie saison. Les arbres aux couleurs automnales se mêlaient au temps doux et aux coquelicots bordant les champs. John, comme chaque jour, s'aventurait dans ce paysage éblouissant, contemplant chaque merveille de la nature. Il s'arrêtait quelques fois, quand au travers des branches il eut surpris une belle voix parmi les autres. Tout cela pouvait durer des heures, et n'ayant pas d'autres activités dans la journée, s'en était ainsi.
Peu importe quel jour, il eût été à cet instant mais le dit jour en est la parfaite appellation. Il est au environ de 16 heures quand il passe le portail de chez lui, 16:00 pile exactement quand il passe au devant de l'entrée. Il s'arrête un instant, regarde sa montre avant de souffler un coup. Puis brusquement il relève la tête, il y a quelque chose d'inhabituel dans son dos. Paniqué mais tétanisé, John se retourne tant bien que mal. Son amour de la nature et des animaux trouvent ses limites face à l'imposant molosse, canines aux vents, qui se dresse devant lui. Ni une ni deux, il ne pu réagir telle la surprise fût. Des crocs virent s'enfoncer dans son chétif bras, John laissa échapper une plainte muette, tout en portant sa main à sa poche. Où était ces foutus médicaments, ces foutues pilules ? Le temps d'un instant, l'énorme chien lâcha prise, se jetant de plus belle sur l'homme démunis, toujours entrain de fouiller ses poches. Le
molosse dans un élan de rage se rua à hauteur de son cou, par réflexe se dernier sortit de sa poche sa main et la brandi devant le chien. Une fulgurante douleur lui traverse le bras. Quand il réalisa que le chien eut en gueule ses pilules et sa main, il ouvrit la boite de sédatifs effervescents. L'animal paniqué recula et s'enfuit la gueule moussante. John au sol, regardait ses mains ensanglantées et en lambeaux, il passa ce qui lui restait de doigts sur son cou pour vérifié son pou. Son état était elle qu'il eut pu douter d'être encore en vie. Il se laissa languir lourdement sur le sol, les yeux clos.
Incapable de bouger, il se mit même à douter qu'il vivait encore, qu'était une conscience dans un appendice corporel, autre qu'une âme dans le noir, le néant. Et pourtant rien ne brisa le silence, la tranquillité de l'endroit où il se se trouvait. Les oiseaux chantaient encore, le vent sifflait au travers des branches et le soleil tempérait son corps. Son corps pensa il, cette chaleur était ce une vraie sensations ou tout au plus les portes de du royaume de Dieu qui s'ouvraient ? Une voix rauque brisa le silence, si il avait pu sourire, il l'aurait volontiers fait à cet instant. Que Dieu lui réservait il ? La voix retentit plus distinctement "Ne t'inquiète pas il est mort, c'est une bonne chose de faite !" Il sentit la fumée d'un cigare, et réalisa que celui qu'il avait pris pour Dieu avait un accent italien. Soit en conclut il, de toute façon il était mort, le Vatican est en Italie, le latin est l'héritage de ce pays. Pourquoi Dieu ne pourrait il pas parler italien ?
Des pneus grincèrent sur le sol, et le silence vint. Dieu n'avait pas voulu de lui pensa t-il. Il senti ces forces en lui revenir, il pu bientôt bouger bras et jambes. Les douleurs physiques ne comptaient plus, il avait été laissé pour compte par Dieu en personne.
Le temps d'un instant j'ai cru que Dieu existait et la douleur m'a rattrapé
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